Partie A : L’existence du Parti BLANCO

1. Que veut le Parti BLANCO ?

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Le Parti BLANCO n’a qu’un seul point de programme : ajouter une option supplémentaire sur le bulletin de vote du citoyen. Option qui lui permettra de voter directement pour un « siège non-attribué ».

En d’autres termes, il s’agit de faire en sorte que les citoyens puissent opter pour un siège non-occupé au Parlement. De cette manière, les électeurs qui ne sont pas convaincus ou d’accord avec les partis existants peuvent malgré tout exprimer un vote valide, vote qui serait d’ailleurs visible et représenté au Parlement pendant toute la durée de la législature.

L’électeur aura donc le choix entre :

  • choisir un parti politique qui le convainc
  • le vote blanc ou nul
  • opter pour un siège non-attribué s’il estime que personne dans l’offre politique ne mérite sa voix 

Quelle est la différence avec le vote blanc ?

Bien qu’ils ne le sachent pas toujours, les électeurs qui votent blanc indiquent en réalité qu’ils laissent les autres citoyens décider pour eux. En effet, ces votes blancs, (ainsi que les votes nuls et les abstentions) sont totalement ignorés lors de la répartition des sièges parlementaires. 

Dès lors, la différence tient dans le fait que, lorsque l’on vote pour un siège non-attribué, ce vote n’est pas « perdu » ou ne « passe » pas à un autre parti. Ce vote compte réellement pour un siège qui sera bel et bien « non-attribué », c’est-à-dire un siège donné à personne. Ce siège inoccupé incarne alors de façon visible le choix de l’électeur au Parlement, et ce, durant toute la durée de la législature.

Le Parti BLANCO ne sème-t-il pas la confusion en nommant son parti d’après le terme néerlandais (« blanco ») qui désigne les votes blancs ?

Le Parti BLANCO est né de l’observation qu’aujourd’hui de nombreuses personnes votent blanc, nuls ou restent à la maison, et, qu’en même temps, ces personnes ne sont pas représentées au Parlement en raison de ce qu’il considère comme une bizarrerie de notre système électoral.

De plus, il est important que le nom d’un parti laisse apparaître clairement la question que qu’il aborde politiquement. Ce nom doit également s’adapter à toutes les langues nationales de notre pays.

En français, cela ne pose aucun problème, car on parle de « vote blanc », et en allemand, cela s’écrit « Blanko », avec un k.

Mais, même en néerlandais, il y a peu de risques de confusion, car pour voter blanc sur un bulletin papier, il faut délibérément ne rien marquer et déposer son bulletin de vote vierge dans l’urne. Alors que le Parti BLANCO, lui, figurera sur le bulletin de vote parmi les autres partis politiques, avec un numéro de liste et des candidats. La distinction entre les deux est manifeste et sans la moindre équivoque. Même dans le cas du vote électronique, la distinction est claire, car si l’électeur souhaite voter « blanc », il peut l’indiquer clairement sur son écran.

Le Parti BLANCO est-il vraiment neutre ?

Le Parti BLANCO n’a qu’un seul point à son programme. En ce qui concerne toutes les autres questions, le parti ne s’exprimera pas.

Ses élus, quant à eux, se comporteront comme un siège non-attribué et n’interviendront pas dans les débats. Par contre, ils s’engagent à être toujours présents lors des votes, mais s’abstiendront lors de ceux-ci.

Cela signifie que le parti ne bloque ni n’entrave aucun processus législatif et qu’il est réellement neutre. Bien sûr, cela ne signifie pas que les candidats n’ont pas leurs propres opinions. Seulement que celles-ci n’ont aucune importance au sein du Parti BLANCO, car ses candidats ne poursuivent qu’un seul objectif : que le citoyen puisse voter directement pour un siège non-attribué.

2. Pourquoi le Parti BLANCO veut-il permettre le vote pour un siège non-attribué ?

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Les personnes qui croient en la démocratie mais pas dans les partis politiques actuels sont aujourd’hui confrontées à un choix difficile. Une seule alternative leur est proposée : soit ils participent à la démocratie en choisissant explicitement un parti, même si celui-ci ne les convainc pas, soit ils se détournent du processus et se retrouvent d’une part ignorés et d’autre part à soutenir indirectement tous les partis politiques élus.

Le Parti BLANCO veut donc proposer une troisième voie à cette alternative et travailler à une solution structurelle au niveau du bulletin de vote lui-même.

En effet, l’ajout d’une option supplémentaire pour un siège non-attribué sur le bulletin de vote donne une nouvelle possibilité aux électeurs, et offre de façon effective aux personnes qui souhaitent qui le souhaitent la possibilité de faire entendre leur voix et que celle-ci soit prise en compte dans le processus démocratique.

Cette option permet donc une meilleure représentation des différents choix des électeurs au sein du Parlement, en même temps qu’il crée une répartition plus équitable des sièges entre les partis politiques.

Cela ne risque-t-il pas d’affaiblir la démocratie ?

Au contraire, une telle option ne peut que renforcer notre démocratie.

Une démocratie est un système politique dans lequel chaque personne ayant le droit de vote obtient 1 voix qui lui permet d’exprimer qui, à son avis, devrait détenir les clés du pouvoir. Cette voix lui permet de soutenir les idées auxquelles il ou elle croit et que celles-ci soient représentées au Parlement, cœur de notre société démocratique.

Dès lors, si vous voulez consciemment ne soutenir rien ni personne avec votre vote, parce que vous ne croyez tout simplement pas aux idées présentées, ou parce que vous ne faites pas confiance aux personnes qui veulent les défendre, ou même… pour une toute autre raison, pourquoi pas ? Après tout, c’est de votre voix qu’il s’agit. Vous en faites ce que vous voulez. Et la possibilité de voter pour un siège non-attribué permet d’indiquer de façon légitime que vous ne voulez pas ou ne souhaitez pas être représenté par l’offre politique qui vous est proposée.

Pour le Parti BLANCO, c’est simple : plus on a la possibilité de choisir, plus on est représentatif, plus on est démocratique.

En ce qui concerne la répartition des sièges, l’effet Matthieu « on donnera à celui qui a » entre ici en jeu. Les sièges « bonus » qui n’ont pas été directement gagnés par le biais des bulletins de vote des électeurs sont redistribués parmi ceux qui ont déjà présents à la Chambre. Ces sièges « bonus » manquent de légitimité. Avec un système électoral qui reconnaît la non-attribution d’un siège, le Parti BLANCO a pour ambition d’éliminer cette absence de légitimité.

3. Comment le Parti BLANCO compte-t-il atteindre son objectif ?

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Comme le Parti BLANCO ne croit pas que les décideurs actuels prendront l’initiative de changer le système électoral afin de proposer sur les bulletins de vote l’option d’un siège non-attribué, quelqu’un d’autre doit le faire… et c’est exactement la raison d’être du Parti BLANCO.

Et comme pour obtenir ce changement, il faut respecter les règles du jeu politique : former un parti politique, présenter des listes électorales et avoir au moins un élu sont des étapes nécessaires, car pour déposer un projet de loi… il faut être présent dans l’hémicycle.

Cependant, dès que le Parti BLANCO aura atteint son objectif et qu’il devient ainsi possible pour l’électeur de voter directement pour un siège non-attribué lors des élections, il perd sa raison d’être et il s’effacera de la scène politique.

N’y a-t-il pas d’autres moyens d’obtenir ce que vous proposez ?

Cela fait des années que l’on travaille au renouvellement politique et à la réduction du fossé entre les citoyens et la classe politique. Et pourtant, ce fossé ne cesse de croître. Sans parler des nombreuses propositions novatrices qui meurent discrètement avant même d’avoir vu le jour, souvent parce que leurs initiateurs se retrouvent isolés dans leur volonté de renouveau au sein de leur propre parti.

Et cela, c’est sans oublier les nombreuses commissions qui se sont penchées sur la question. Lors de la dernière législature encore, parce qu’il était impossible de ier que 17 % des électeurs s’étaient abstenus de voter, avaient voté blanc ou nul en 2019, une commission s’est penchée sur « le renouveau démocratique et la

citoyenneté » et en faire rapport au Sénat. Le résultat a donné lieu à une publication en 2021 intitulée « Une démocratie sans électeurs ? » Mais celle-ci ne mentionne à aucun moment la possibilité de traduire des votes en sièges non-attribués.

En outre, la N-VA avait lancé une proposition similaire en octobre 2009, et Kristof Calvo, de Groen, a également plaidé en ce sens dans son livre de 2015. Mais force est de constater que, dans les faits, rien n’a changé.

En d’autres termes, si nous voulons changer les choses, nous devons le faire en appliquant une nouvelle recette, car nous ne pouvons pas compter sur les partis actuels pour cela.

Le Parti BLANCO est donc convaincu que la seule façon d’y parvenir est de faire partie du système, du moins le temps de réaliser son seul et unique objectif. 

Est-il réaliste de penser qu’une majorité adoptera votre proposition de modification de la loi ?

D’autres partis ou des personnes au sein d’autres partis ont déjà lancé une telle proposition par le passé. De plus, la conception démocratique neutre de notre proposition dépasse le cadre idéologique dans lequel un parti, quel qu’il soit, s’inscrit. Le Parti BLANCO est convaincu que d’autres partis politiques voudront engager le dialogue. Et la rapidité avec laquelle ces autres partis politiques seront prêts à soutenir notre projet de loi dépend de la qualité d’analyse, de persuasion et d’influence du Parti BLANCO. Enfin, plus vite les autres partis seront disposés à coopérer sur notre proposition, plus vite le Parti BLANCO disparaîtra de la scène politique.

Faut-il une législature entière pour cela ?

La préparation d’une révision de la constitution et la rédaction de propositions de modification de la loi électorale est un travail de longue haleine. Le temps nécessaire dépend du nombre d’élus du Parti BLANCO (plus il y a de personnes, plus la collecte d’informations et le travail sera rapide), du nombre de questions techniques et procédurales qu’il faudra résoudre de manière créative, mais aussi de la résistance que l’idée rencontrera.

Il est à noter que si une modification d’un article constitutionnel est nécessaire, elle ne peut être effectuée que pendant la législature qui suit celle au cours de laquelle l’article a été ouvert à la révision. Cela signifie qu’une législature détermine quels articles peuvent être modifiés par la législature suivante. Le Parti BLANCO aura donc besoin d’au moins une législature. Cependant, le travail de nos élus ne s’arrête pas là : ils représenteront également ces électeurs qui leur ont fait confiance et qui souhaitent que leur voix soit entendue. Et ce, pour l’ensemble de la législature.

De manière générale, pour le Parti BLANCO, plus tôt son projet de loi pourra être mis en œuvre, mieux ce sera.

Pourquoi ne pouvons-nous voter pour vous qu’au niveau fédéral ?

C’est au niveau fédéral que notre système électoral est organisé et réglementé. C’est également au niveau fédéral qu’on peut modifier la constitution. Par conséquent, si nous voulons changer les options de votes offertes au citoyen, c’est au niveau fédéral que les propositions doivent être élaborées.

Partie B : Quelle est la place du Parti BLANCO ?

4. Qui sont les électeurs du Parti BLANCO ?

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Les électeurs du Parti BLANCO sont très divers et impossibles à définir de manière générale.

Il y a parmi eux :

  • des personnes qui ne sont d’accord avec aucun parti politique et qui veulent donner un signal fort à ce niveau ;
  • il y a des gens qui en ont assez de la politique actuelle des partis et qui votent pour le Parti BLANCO pour exprimer un vote de protestation neutre mais qui a un impact ;
  • il y a des citoyens qui croient tout simplement en notre proposition politiquement innovante et qui veulent soutenir le projet du Parti BLANCO ;
  • il y a des personnes qui ont complètement perdu confiance dans le système politique et qui veulent donner un coup de pied dans la fourmilière ;
  • et tant d’autres profils encore…

Car les raisons de voter pour le Parti BLANCO sont innombrables.

Tout comme un vote pour n’importe quel autre parti peut être motivé par n’importe quelle raison. Et c’est là, en quelque sorte, que le bât blesse : par exemple, un électeur peut tout à fait voter pour un candidat sur base de son physique. Du coup, ce choix, qui est basé sur une raison qui n’a rien à voir avec la politique, a pour conséquence une représentation politique au sein de la Chambre. Cependant, à contrario, aujourd’hui, un électeur est dans l’impossibilité de faire le choix conscient, réfléchi et motivé de ne pas offrir sa voix et que ce choix ait un réel impact au niveau de la Chambre. Une telle différence de traitement n’a pas de sens. Le Parti BLANCO veut donc offrir une alternative impactante aux électeurs qui veulent consciemment choisir pour rien ni personne, et rendre ce choix possible à l’avenir sans que le Parti BLANCO n’ait encore besoin d’exister.

Un vote pour le Parti BLANCO est-il un vote de contestation ?

Au sens large du terme, oui, car cela signifie que vous n’êtes pas d’accord avec l’état actuel des choses, que vous avez des critiques ou des objections, ou encore que vous n’êtes pas satisfait de l’offre politique actuelle. Et le fait de pouvoir exprimer ce type de contestation ou d’insatisfaction dans une démocratie est très sain. Cela évite que les gens votent inutilement par dépit ou qu’ils se retrouvent à voter pour des partis et des programmes qu’ils ne soutiennent pas en réalité.

L’objectif ultime du Parti BLANCO est donc d’avoir une représentation à la Chambre pour chaque vote de contestation exprimé, quelle qu’en soit la raison, en permettant à l’électeur de voter directement pour un siège non-attribué (et donc sans qu’il soit alors nécessaire qu’un parti existe pour permettre cela).

En outre, il doit être clair qu’au fond la signification d’un vote est en réalité celle que lui donne l’électeur. À ce niveau, le Parti BLANCO n’a pas la prétention de déterminer les motivations de qui que ce soit.

5. Qui représentera les électeurs du Parti BLANCO ?

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Il y a 120 candidats répartis dans toutes les circonscriptions du pays. Il ne s’agit pas de politiciens professionnels, mais de personnes motivées issues de tous les horizons. Il s’agit d’un mouvement de citoyens unis par l’objectif commun d’un renouveau démocratique dans notre pays.

6. Quelles seront les conséquences des sièges non-attribués à la Chambre ?

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La conséquence immédiate est que la Chambre deviendra plus représentative et les sièges retrouveront leur vraie valeur électorale. Cela permettra également aux hommes politiques de se rendre compte que convaincre ces électeurs qu’ils ont « perdus » d’opter pour un programme politique est au moins aussi important que de siphonner les électeurs par les manières actuelles. Cela devrait encourager les politiciens à approcher les citoyens plus activement. Pour le Parti BLANCO, les sièges non-attribués sont le meilleur moyen de montrer délibérément aux élus qu’il y a encore beaucoup d’électeurs qu’ils doivent convaincre et conquérir. 

Comment cela fonctionnera-t-il techniquement si un siège non-attribué est élu à l’avenir ?

De nombreuses questions techniques seront abordées lors de la phase suivante, lorsque le Parti BLANCO aura reçu le mandat des électeurs, ainsi que le temps et les ressources nécessaires. Le Parti BLANCO n’est pas composé de politiciens professionnels, mais d’un collectif de citoyens qui pensent que le système électoral actuel devrait et peut être différent, et qui, pendant leur temps libre et sans moyens financiers, ont affiné une idée autant que possible. Ceux qui s’attendent à ce que les bases techniques et juridiques d’une proposition aussi complexe soient déjà posées ne pourront qu’être déçus. 

Cela ne risque-t-il pas de créer des problèmes pour la gouvernabilité de notre pays ?

La réalité de la représentation ne conduira pas à des blocages. Une majorité se dégagera toujours avec les partis souhaitant former un gouvernement fédéral, cependant la répartition de ces élus à la Chambre sera plus représentative. En outre, si le Parti BLANCO s’abstiendra lors de chaque vote, il n’entravera cependant aucun processus législatif. La Chambre vote généralement les lois à la majorité simple. En d’autres termes, les décisions sont prises par une majorité contre une minorité. Les votes positifs sont comptabilisés par rapport aux votes négatifs. S’il y a plus de votes positifs que de votes négatifs, le projet de loi est adopté. Outre le vote par « oui » ou par « non », il est également possible pour les élus de s’abstenir de voter. Ainsi, par exemple, si un projet de loi recueille 71 votes positifs, 70 votes négatifs et 9 abstentions, le projet de loi est quand même adopté, car il y a plus de votes positifs que de votes négatifs. Les abstentions ne jouent donc ici aucun rôle. Même dans le cas extrême où il y aurait 1 « oui », aucun « non » et 149 abstentions : la loi serait adoptée. 

7. Ne nourrissez-vous pas ainsi les sentiments anti-politiques ?

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Le Parti BLANCO n’alimente pas de sentiments anti-politiques pas plus qu’il ne les soutient. En réalité, c’est la politique elle-même qui alimente les réactions anti-politiques. Et celles-ci ont déjà reçu suffisamment de nourriture et d’oxygène, il n’y a pas besoin que le Parti BLANCO existe pour cela. La question est plutôt de savoir ce qu’il faut faire de ces sentiments anti-politiques. Le Parti BLANCO estime qu’ils peuvent être canalisés vers la Chambre de manière neutre, si c’est ce que l’électeur souhaite. C’est tout sauf de l’anti-politique. Au contraire, c’est œuvrer pour un renouveau politique. Car quelle est l’alternative proposée aujourd’hui ? Continuer à ignorer les électeurs qui ne sont pas d’accord avec l’offre politique actuelle et diviser davantage les sièges entre les partis ? Que les gens votent pour les extrêmes par frustration ? Qu’ils abandonnent tout intérêt et restent chez eux le jour des élections ?

8. N'est-ce pas du populisme ?

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Dès que l’on critique la scène politique actuelle, l’étiquette du populisme est apposée. Non, le Parti BLANCO n’est pas populiste. Au contraire. Le Parti BLANCO est le seul parti qui invite activement et explicitement les gens à lire les programmes des autres partis, à vérifier s’il y a quelque chose dans ceux-ci qui reflète leurs idées, leurs visions et leurs valeurs, s’il y a des candidats qui jouissent de leur confiance pour les représenter à la Chambre… Comment un parti pourrait-il être plus constructif ?

Le Parti BLANCO ne demande pas aux gens de manifester, n’appelle pas à taper dans les tibias des autres. Non, tout ce qu’il veut, c’est créer une alternative pour que la contestation, le mécontentement, les attitudes anti-politiques, etc. ne soient plus ignorés, mais visibles au sein de la Chambre.

Le Parti BLANCO n’attaque pas les partis ni les politiques actuels et il ne prétend pas faire de la politique différemment ni mieux. Pas plus qu’il ne promet des choses qu’il se sait incapable de tenir. De même, il ne divise pas la société de manière simpliste entre « le peuple » et « l’élite politique »… alors que tout ceci, pour le Parti BLANCO, ce sont en réalité les vrais ingrédients du populisme.

9. N'est-ce pas une façon trop facile de faire de la politique ?

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Le Parti BLANCO n’a qu’un seul point de programme à défendre et, en ce sens, c’est plus facile que de défendre tout un programme, mais il ne faut pas que quelque chose soit difficile ou complexe pour être essentiel, fondamental ou bon pour la société.
Le Parti BLANCO est simplement un parti qui a un unique point de programme et dont la mission est relativement simple : rendre le système électoral plus juste et plus démocratique. Ce qui, en soi, est un point pertinent.
Cependant, le Parti BLANCO ne croit pas que les politiciens en place vont simplement céder ces sièges qu’ils convoitent. Il faut donc que quelqu’un se retrousse les manches et se propose d’interpréter le signal que lancent aujourd’hui les citoyens afin de lui offrir une issue constructive, notamment par le biais d’un projet de loi.
En outre, l’usage du terme « facile » est en soi injuste, voire même irrespectueux quand on voit le trajet déjà parcouru. Faire naître un tout nouveau parti — qui ne possède aucune histoire politique —, trouver des personnes suffisamment engagées, dresser des listes électorales, et ce, dans toutes les circonscriptions de notre pays, lancer des campagnes d’information (sans aucun moyen financiers, d’ailleurs)… tout cela demande beaucoup d’énergie, de temps et d’engagement de la part de nombreuses personnes.

 

Partie C : Argent public et financements

10. Qu’en est-il de l'argent ?

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En tout état de cause, le Parti BLANCO ne se préoccupe pas du tout de collecter de l’argent. Une seule chose compte pour le Parti BLANCO : que tous les fonds liés à un siège parlementaire n’aillent pas à un parti si celui-ci n’a pas obtenu directement les votes pour ce siège, car, au fond, il ne les mérite pas.

En ce qui concerne le Parti BLANCO, pour que celui-ci reçoive un euro de dotation, il faudra qu’au moins un de ses candidats soit élu. Cette dotation sera alors utilisée pour soutenir cet(ces) élu(s) pour mener à bien les recherches préliminaires et naviguer dans un paysage politico-juridique complexe. Le parti BLANCO est composé d’un groupe de citoyens motivés et ne dispose pas d’un appareil de parti ou d’un service d’études. Et tant que l’objectif n’est pas atteint, la dotation sera utilisée pour financer les activités du parti. Il est à noter que le Parti BLANCO n’a pas de but lucratif et tiendra des comptes transparents. Une fois l’objectif atteint, le solde retournera d’où il vient : dans la cagnotte du contribuable.

Dès lors, les citoyens pourront opter pour un siège réellement non-attribué, et « l’air » qui occupera ce siège, lui, ne devra pas être rémunéré, ne devra pas payer d’assistant parlementaire, ne prétendra à aucun frais, aucune pension, etc.

Un élu du Parti BLANCO recevra dans ce cas la même rémunération que les autres parlementaires, alors que ces derniers, eux, participent au débat public. Est-ce juste ?

L’alternative – ne rien changer – garantit que ces salaires aujourd’hui supplémentaires, ainsi que le personnel et le poids politique qui en résultent sont partagés entre les partis. Cela est, en soi, profondément injuste. Le fait que ce salaire existe est une conséquence de l’objectif auquel aspire le Parti BLANCO : gagner des sièges afin d’introduire un projet de loi pour permettre structurellement l’élection à un siège non-attribué.

En outre, il est erroné de croire qu’un élu du Parti BLANCO ne va rien faire. Ce qu’il fait en pratique est bien plus qu’un travail symbolique : personne ne prépare un projet de loi ou un amendement en deux temps trois mouvements, et encore moins s’il s’agit d’un amendement constitutionnel ! Au contraire : cela demande beaucoup de recherche, de créativité et d’efforts. Car comment organiser au mieux la réalité d’un siège non-attribué ? Comment estimer son effet concret sur les procédures législatives ? Quelles en seraient les exceptions ? Que faut-il éviter ? Quels éléments supplémentaires faut-il prendre en compte ? Pour cela, il faut parler avec des spécialistes, faire une analyse approfondie et aussi faire preuve de conviction…. et, ça, tout le monde peut comprendre qu’il s’agit d’une tâche particulièrement difficile.

De plus, il est à noter que si les membres élus du Parti BLANCO ne participeront à aucun débat en commission et qu’ils s’abstiendront lors des votes, ils seront cependant toujours présents à Bruxelles afin de ne pas bloquer le processus législatif.

Enfin, la rémunération d’un représentant du peuple sert avant tout à rembourser ce qui est contenu dans sa dénomination : représenter les électeurs. Un élu du Parti BLANCO participera alors au débat social non pas par la parole, mais par son silence. Parfois, dire « rien » est la façon la plus claire de dire « quelque chose ». Une façon capable de peser sur le débat et d’avoir un véritable impact politique.

Le parti ne peut-il pas demander à ses éventuels membres élus de faire don de leur salaire à des œuvres caritatives ?

Le Parti BLANCO comprend cette réflexion et plusieurs candidats ont eux-mêmes posé cette question. Cependant, la rémunération d’un représentant du peuple est une question politique. Le Parti BLANCO ne se prononce pas sur le montant de cette rémunération. Certains trouveront que c’est beaucoup, d’autres que c’est peu, et d’autres encore que c’est normal. Exiger de vos représentants élus qu’ils cèdent une partie de ce salaire à quoi que ce soit est de facto une déclaration politique. Le Parti BLANCO s’en tient à une position claire et neutre et s’abstient donc d’intervenir dans ce domaine.

De plus, on ne peut pas exiger des élus qu’ils prennent cet engagement intensif « pro bono. » Surtout que la situation sera différente pour chacun : certains pourront mettre leur travail actuel entre parenthèses pendant un certain temps, tandis que d’autres devront démissionner de leur emploi.

Une chose est sûre, si le Parti BLANCO réussit à atteindre son objectif de rendre les sièges non-attribués éligibles directement, ces sièges « vides » ne nécessiteront aucun salaire et l’argent qui leur est aujourd’hui alloué pourra alors être utilisé à autre chose.

11. Comment êtes-vous financés aujourd'hui ?

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Le Parti BLANCO n’a pas de financement de base. Il repose sur des dons et mène d’ailleurs une campagne de crowdfunding pour être capable de couvrir tous ses frais. En outre, les candidats et les sympathisants contribuent volontairement en investissant beaucoup de leur temps et énergie.

12. Le but est-il de réduire le financement reçu par les autres partis ?

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Non, ce n’est pas l’objectif poursuivit par le Parti BLANCO. Il s’agirait en réalité d’une conséquence de son objectif visant à rendre éligibles des sièges non-attribués. En effet, un siège laissé vacant signifie qu’il y a un siège de moins pour l’un des partis présents à la Chambre, et donc moins de ressources financières à se partager. Cela pourrait d’ailleurs constituer une motivation supplémentaire à ce qu’ils fassent le nécessaire pour reconquérir le cœur des électeurs qu’ils n’ont pas convaincus.

Partie D : Positionnement social

13. Pourquoi ne défendez-vous pas d'autres points, comme par exemple l'abolition du seuil électoral ?

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Car cela irait totalement à l’encontre de ce que le Parti BLANCO veut obtenir, à savoir une représentation neutre du vote de contestation à la Chambre. Il est question ici de « pratiquer ce que l’on prêche ». Et en attendant que l’électeur ait la possibilité de voter directement pour un siège non-attribué, le Parti BLANCO veut « simuler » cette réalité. Dès le moment où le Parti BLANCO défend des points autres que son programme, il va aussitôt à l’encontre de sa position première. 

Et s’il y a un vote sur un sujet d’intérêt général en ce qui concerne l’État ou la société, continuerez-vous à vous abstenir ?

Oui. Tant que cela n’a rien à voir avec le système électoral et le point du programme, un élu du Parti BLANCO s’abstiendra. C’est la promesse claire que le Parti BLANCO fait à ses électeurs.

14. Ne devriez-vous pas plutôt consacrer votre énergie à découvrir les causes du mécontentement, de la contestation, des attitudes anti-politiques, etc. afin d’y apporter des réponses ?

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Il faut absolument y consacrer de l’énergie et de la recherche. Mais il s’agit ici d’une histoire de « et », et non de « ou ». L’initiative du Parti BLANCO ne fera que renforcer l’importance de la recherche des causes et surtout de leurs solutions. Autrement dit, cela placera cette recherche plus haut dans l’agenda politique, et le sujet sera très certainement pris au sérieux à partir du moment où les électeurs mécontents deviendront réellement visibles à la Chambre.

15. Comment les autres partis réagissent-ils au Parti BLANCO ?

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Jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu de réponses officielles de la part des autres partis. Les réactions des hommes politiques sont, quant à elles, diverses. Certains applaudissent notre initiative démocratique, d’autres ne veulent pas la commenter, et d’autres encore la trouvent totalement absurde. Comme il se doit en démocratie, le dernier mot revient en réalité à l’électeur.

16. Quelle est votre position par rapport aux autres partis ?

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Le Parti BLANCO ne s’oppose ni ne s’allie à aucun autre parti. La seule préoccupation du Parti BLANCO est une représentation adaptée et visible de la frustration, du doute, de la désillusion, du mécontentement, du refus de la politique menée, de la contestation ou de tous les autres sentiments ou avis de l’électeur au sein même de l’hémicycle. Pour cela, il faut que les électeurs puissent opter pour un siège non-attribué s’il se trouve qu’aucun parti ne parvient à les convaincre.