12 mars 2024 | Vote blanc et démocratie : un signal d’alarme ?

Bruxelles, Mardi 12 mars 2024. À un mois de la clôture des listes pour les élections du 9 juin, le nouveau-né Parti BLANCO annonçait ce matin avec fierté avoir obtenu les signatures nécessaires pour concrétiser sa présence sur les bulletins de vote des 11 circonscriptions fédérales. L’occasion de faire le point sur l’augmentation constatée du vote blanc et de l’abstention ces dernières années, ainsi que de proposer des solutions pour réconcilier citoyens et politique.

Le Belge ne se sent plus représenté

Tous les chiffres l’attestent.Que ce soit l’étude De Stemming côté flamand, qui indique que 34% des répondants ne se sentent représentés par personne, ou le Baromètre social de
Wallonie, qui observe une baisse de satisfaction envers le fonctionnement de la démocratie belge ou wallonne de 2018 à 2023 (de 49,6% à 25,6%), la tendance au désamour se
retrouve partout.

Et à raison, quand on sait que sous cette législature, 1 Belge sur 5 n’a pas voté pour les personnes qui les représentent à la Chambre. Ce qui représente l’équivalent de 30 sièges, soit un financement de plus de 25 millions d’euros qui vont à des partis auxquels les citoyens n’ont pas donné leur confiance.
Pas étonnant donc d’observer l’augmentation du vote blanc (+6,09% entre 2014 et 2019) et de l’absention (+11,5% sur la même période)

Réconcilier citoyens et politique

Le Belge se sent de moins en moins représenté, nous l’avons vu. Mais alors comment faire retrouver le chemin des urnes aux abstentionnistes ? Comment donner envie à ceux qui votent blanc ou nul de faire un vote effectif ? Il faudrait qu’ils se sentent entendus. Et aujourd’hui, ils ne sont qu’un chiffre commenté le soir des élections et oublié au moment de la distribution des sièges.

En proposant une nouvelle option sur le bulletin de vote, le siège non-attribué, le Parti BLANCO entend attirer l’attention des tous les partis, aussi bien ceux qui formeront un gouvernement que ceux de l’opposition. Ces sièges non-attribués seront non-seulement un rappel quotidien très concret et visible du nombre de citoyens qu’il reste à convaincre, mais ils représenteront également un manque à gagner en termes de financement public pour les partis. Cela devrait leur servir d’incitant à s’interroger sur la façon de reconquérir ces déçus de la politique. En cela, le Parti BLANCO représente le premier incentive politique qui soit.

Une proposition qui fait mouche…

En seulement quelques semaines – et alors que d’autres nouveaux partis s’escriment encore à collecter leurs signatures – le Parti BLANCO a réussi à obtenir plus de la moitié des signatures nécessaires auprès des citoyens. Ce qui est déjà en soi un gage d’engouement.

Plus parlant encore, ce petit parti dont on met en doute la capacité à faire voter la proposition du siège non-attribué a surtout réussi à obtenir les signatures de 3 parlementaires sortants, rassemblant à eux seuls 58.879 voix de préférence, ce qui leur a permis de valider leurs listes un mois avant la date de clôture officielle.

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Posté le

avril 5, 2024